Réinstaller ou formater
Repartir « à zéro » sur un système écrase les journaux, les fichiers et les traces qui documentaient l'incident.
Ressources · Preuve numérique
Réinstaller, supprimer, « repartir à zéro » : les réflexes les plus naturels sont souvent ceux qui détruisent ce qui aurait pu vous protéger. La preuve numérique est fragile et volatileune fois écrasée, elle ne revient pas.
Le bon réflexe : ne touchez plus à rien, faites qualifier la situation.
Après un incident, on veut effacer le problème au plus vite. Mais réinstaller, supprimer ou « nettoyer » efface des traces essentielles, dates, adresses, connexions, historiques. Faites de bonne foi, ces actions rendent parfois un dossier indéfendable.
Repartir « à zéro » sur un système écrase les journaux, les fichiers et les traces qui documentaient l'incident.
E-mails, SMS, logs de connexion : une fois effacés, ils ne reviennent pas, et c'est souvent eux qui prouvent les faits.
Chaque nouvelle connexion recouvre les traces de l'attaquant et brouille la chronologie de l'intrusion.
Antivirus agressif, vidage de la corbeille, réglages remis à neuf : autant d'actions qui suppriment la preuve avant qu'elle ne soit collectée.
Certains éléments, collectés et conservés correctement, gardent leur valeur face à un tiers. La méthode de collecte compte autant que le contenu : un fichier déplacé sans précaution perd sa force.
Journaux de connexion, adresses, dates et heures : la trame qui reconstitue qui a fait quoi, et quand.
En-têtes d'e-mails et messages non modifiés : ils révèlent la provenance réelle et l'itinéraire d'un envoi frauduleux.
Captures d'écran datées et relevés d'opérations : des pièces datables qui étayent la contestation ou la plainte.
La règle est simple. Avant toute réparation, on sécurise ce qui peut encore l'être, dans le bon ordre, pour construire un dossier qui tient.
Dans les démarches qui comptent, la solidité du dossier détermine souvent l'issue. Un dossier documenté et intègre pèse face à un tiers, même si aucun résultat n'est jamais garanti.
Nous ne promettons jamais de résultat garanti : nous construisons un dossier pour qu'il tienne, et vous expliquons chaque étape.
Ne restez pas seul. Ne supprimez rien, ne réinstallez rien, ne payez rien. Une preuve mal conservée ne vaut rien. Décrivez-nous la situation : nous sécurisons ce qui peut encore l'être et prenons les premières décisions avec vous.
Le premier geste n'est pas de réparer : c'est de préserver. Ce qui est écrasé ne revient pas, mais ce qui est conservé peut vous défendre.
Un premier échange avec un expert sur votre contexte, sans engagement, sans démarchage. Particulier ? L'aide démarre gratuitement, tout de suite.